Indonésie : Sumatra

Sumatra.

L'Indonésie c'est 280 millions d'habitants dans l'archipel le plus grand du monde : 18000 îles dont 1000 sont habitées. C'est aussi le plus grand pays musulman du monde, 87% de la population, soit environ 240 millions de musulmans. En Indonésie, la monnaie est la roupie indonésienne.

Sumatra c'est 60 millions d'habitants, c'est aussi la plus grande île de l'Indonésie (presque aussi grande que la France) et aussi la plus à l'ouest tout près de la Malaisie, mon vol n'a duré que 45 minutes entre Kuala Lumpur et Medan au nord de Sumatra. L'île s'étend sur 1800km du nord au sud, 450km d'ouest en est. Elle est tellement grande que je ne vais visiter que la moitié nord.

C'est la deuxième fois que je viens à Sumatra, j'en avais gardé un très bon souvenir, notamment un séjour d'une semaine dans les tribus Mentawai, aussi appelés les Hommes-Fleurs, dans la jungle sur l'île de Siberut à l'ouest de Sumatra. Je ne vais pas y retourner cette fois, mais je n'ai pas dit mon dernier mot...Un voyage à Sumatra, c'est une belle aventure. C'est surtout l'un de mes endroits préférés dans le monde. Vous allez comprendre.

 

Bukit Lawang

Tout au nord de Sumatra, le petit village de Bukit Lawang est perdu dans les montagnes de moyenne altitude, recouvertes d'une forêt primaire, une forêt très humide (rainforest) j'ai eu de la pluie tous les jours. J'avais gardé un excellent souvenir de ce petit village.

C'est pourtant un village de bric et de broc avec ses toits en tôles rouillées. Six ponts brinquebalants en bois permettent de passer d'un côté à l'autre de la rivière Bohorok. Le village a été détruit par des inondations en novembre 2003, il y a eu 239 morts, ils ont dû reconstruire le village. 


Pour faire simple, le village est sur la rive gauche, les hébergements touristiques sur la rive droite.
 
 
 
Vous ne vous rendrez pas compte sur les photos combien Bukit Lawang est un petit village extraordinaire. Tout le monde l'aime. Sur les photos on voit ce qui est beau ou ce qui est moche, mais il n'y a pas l'atmosphère, et Bukit Lawang, c'est avant tout une atmosphère, et pour ça il faut y être. L'atmosphère est sereine et nonchalante.. C'est un village d'eau, le torrent c'est la vie du village, les enfants s'en donnent à coeur joie.
 
Les habitants sont trop gentils, habitués aux touristes, mais visiblement pas blasés.
 
 
Tout cela ne suffit pas pour en faire un village touristique. Il y a aussi la jungle du Parc national du Mont Leuser, où je suis allé randonner une journée avec un guide (obligatoire)
 
Les Orangs-outans. 
 
 
Bukit Lawang est un ancien centre de réhabilitation des orangs-outans, il a fermé en 2002, les orangs-outans sont restés, à l'état sauvage. Je les ai déjà vus ici précédemment, ainsi qu'à Bornéo quelques années plus tard. C'est un animal impressionnant. Je suis revenu à Sumatra spécialement pour les revoir.
 
C'est un gros singe, proche du gorille, sauf que l'orang-outan à le poil marron. Le mâle pèse 90 kg et la femelle seulement 40 kg. Leur espérance de vie est d'environ 50 ans. C'est un bipède, avec de longs bras, il n'a pas de queue. Il est arboricole, c'est-à-dire qu'il vit dans les arbres. Il se nourrit de feuilles et de fruits. L'homme ne le nourrit pas, contrairement à ce que j'ai vu à Bornéo.
 
 
Malgré sa masse imposante, il est très agile, se déplaçant d'arbre en arbre en utilisant des lianes ou des branches.
 

Ci-dessus une femelle, c'est la mère du petit ci-dessous. Il fait la moue et il a oublié de se peigner...
 

Les gros animaux, c'est quelque chose de très intéressant à voir. A l'état sauvage, on ne les voit qu'en voyageant. Le monde animal est l'une des grandes révélations de tous mes voyages. Je devrais avoir bientôt l'occasion d'en reparler. Comme beaucoup d'animaux, l'orang-outan est plutôt inexpressif et il a l'air triste. Fascinant !
 

La journée fut belle, mais comme tous les jours, l'orage a grondé et il s'est mis à pleuvoir des cordes comme j'ai rarement vues. Un orage du tonnerre ! Le torrent a aussitôt grossi, il est devenu marron, formant des vagues, juste au moment de la fin de la randonnée dans la jungle, juste au moment de revenir au village...en rafting. J'ai hésité, non pas que j'avais peur, bien au contraire, mais j'avais mon appareil photo, mon smartphone, de l'argent et la CB dans mon petit sac à dos, je ne voulais pas voir tout ça partir dans le courant. Mais revenir à pied signifiait deux heures de marche dans la jungle sous la pluie diluvienne, dans la gadoue, des sangsues plein les chaussettes. Leurs raftings sont faits avec des grosses chambres à air reliées entre elles par des cordelettes, c'est du bricolage, mais c'est sympa...quand il fait beau et que la rivière est calme. Il n'y a bien sûr aucune sécurité.
 

Toutes mes affaires ont été mises dans un sac en plastique bien attaché au raft. Nous voilà partis sous le déluge, le raft faisait des bonds et se tordait dans tous les sens. Kela, mon guide, est tombé deux fois dans l'eau, moi une fois, j'ai eu du mal à remonter sur le raft. Vingt dieux ! Le torrent était déchainé, j'ai pris un pied de dingue ! Le parcours pour atteindre le village n'était pas très long, on est arrivé essoufflés et trempés jusqu'aux os. Arrivé dans mon bungalow, trempé comme une soupe, en me déshabillant pour prendre la douche, une toute petite grenouille a sauté en dehors de mon short. La vicieuse ! C'est la seule visite que j'ai eue en six mois...
 
Un dernier regard avant de quitter Bukit Lawang. J'adooore !
 

 
La carte de Sumatra
 

 
Le Lac Toba
 
Toujours dans le nord de Sumatra, après 8 heures en minivan, j'arrive au lac Toba. Un grand lac de 90km de long sur 35km de large situé à 900m d'altitude. C'est le plus grand lac volcanique du monde et aussi le plus profond, atteignant 500m de profondeur. Sur le lac, une grande île, Samosir, et son village touristique, Tuk-Tuk. Drôle de nom pour un village ! L'île Samosir occupe en peu plus de la moitié de la superficie du lac. Je suis en terrain connu, je suis venu ici il y a 16 ou 17 ans. Le lac Toba ? Un bijou !

 

C'est la saison basse, donc pas de problème pour se loger à prix doux au bord du lac. Ci-dessous ma chambre en bas à droite au "Carolina Cottages"
 
Avec une belle vue sur le lac. La chance !

C'était encore le ramadan, mais à Samosir il y a plus d'églises chrétiennes (protestantes et catholiques) que de mosquées. Les bataks sont majoritairement chrétiens.
 
Toutes les rizières sont d'un vert lumineux. 

 
C'est vraiment un lac et une île incroyables, et vous n'avez pas tout vu.
 
La formation du lac est due à une succession d'éruptions du "supervolcan" Toba, dont la dernière a eu lieu il y a 74000 ans. C'est sans doute la plus forte explosion volcanique de tous les temps, elle aurait laissé une épaisseur de 600m de cendres aux abords du volcan, toute forme de vie a disparu, humaine et animale. Le volcan s'est effondré formant une immense caldeira qui s'est remplie d'eau formant le lac Toba. Plus tard, sur plusieurs millénaires, le fond de la caldeira s'est soulevée donnant naissance à l'île Samosir. Comme d'habitude je me déplace en scooter pour parcourir l'île au milieu du lac. 

 
Le décor est planté, permettant de voir que le lac Toba est splendide. Voyons maintenant le côté culturel. La région est habitée par l'ethnie des Bataks qui se répartissent en six groupes, dont le groupe Batak Toba qui vit autour du lac. C'est une société patriarcale, les bataks vivent en clans, ils ne peuvent pas se marier avec une personne du même clan. Après le mariage, la femme rejoint le clan du mari.
 
Les maisons bataks.
 
Une vue impressionnante sur les toits d'un hôtel constitué de maisons bataks.
 

 L'habitat de la région se distingue par les maisons bataks de toute beauté !
 
Les plus beaux exemples, les mieux préservés, sont ceux de l'écomusée de Siallagan.
 

Elles reposent sur des piliers d'environ un mètre de haut, elles sont entièrement en bois (sauf les toitures), aucun clou n'est utilisé pour leur construction. On peut voir les maisons d'habitations et aussi les greniers à grains comme ceux ci-dessous. Même les greniers sont artistiques !

Je n'ai pas été surpris de les voir parce que je les avais déjà vues. Mais la première fois je me suis demandé sur quelle planète j'étais arrivé, tellement elles sont étonnantes et imposantes. Ce sont les toitures qui choquent à première vue. Elles se terminent en pointe à une hauteur impressionnante, elles sont en forme de cornes de buffles. Uniques et magnifiques ! 

Les façades en bois sont sculptées, les motifs sont peints en noir pour la sagesse, en rouge pour la force et en blanc pour la pureté. On y voit des formes géométriques, et figuratives, des animaux aussi, notamment des buffles et des coqs. On peut voir un balcon en façade.

En parcourant une partie de l'île en scooter, dans la campagne, j'ai pu voir beaucoup de maisons bataks au bord de la route, certaines sont habitées, pas toutes. Les toits sont en tôles bien rouillées.

Les plus grandes peuvent abriter plusieurs familles. On se rend bien compte ci-dessous que les toitures sont en forme de cornes de buffles.

L'endroit le plus spectaculaire, le plus authentique, est un petit hameau habité d'une douzaine de maisons disposées les unes en face des autres dans une symétrie et une harmonie parfaites.

On ne peut qu'être admiratif tellement c'est spectaculaire et unique au monde ! 

 

Les bataks.

Toujours en scooter, en montant dans la montagne, j'aperçois de loin un superbe village Batak au milieu d'une végétation luxuriante qui m'a donné envie de m'arrêter pour aller à la rencontre des villageois.

 
C'était une journée de travail ordinaire dans les champs.

Les femmes sont coiffées d'un fichu pour se protéger du soleil. Même au travail elles sont de bonne humeur !

Tout le monde m'a salué sans exception, même ceux qui travaillaient, le sourire et quelques mots en plus. Les bataks sont réputés pour être parmi les indonésiens les plus sympas, ce n'est pas moi qui vais dire le contraire.

Les bataks sont de belles personnes, je ne parle pas de la beauté physique, mais de leur façon de vivre simplement, de sourire, leur amabilité, leur discrétion, leur immense respect envers les voyageurs qui font que je me sens bien au lac Toba.

De loin je croyais que c'était un épouvantail ! La beauté du geste d'une femme batak dans une rizière. 

C'est tout à fait par hasard que j'ai assisté à un spectacle privé de danses bataks donné à un groupe de chinois dans un autre écomusée. 

Le spectacle venait de commencer. Curieux de nature j'ai demandé si je pouvais assister au spectacle. "Pas de problème"' ont répondu les gentils chinois.

J'ai mis un peu de temps à me rendre compte que les musiciens étaient perchés sur le balcon d'une maison batak.


C'était super sympa, les beaux danseurs et les belles danseuses étaient de bonne humeur et très souriants. Dire que les indonésiens sont sympas, c'est un euphémisme.

Les jeunes filles ont exécuté une danse avec des bols en équilibre sur la tête, les épaules et les bras. Concentration maximum. L'explication a été donnée avant mon arrivée, je n'ai donc pas eu connaissance de sa signification. La danse est un des piliers de l'identité culturelle batak, comme les costumes, vraiment beaux. Elle renforce les liens de la tribu et transmet les traditions de génération en génération. Et ça marche, il n'y a qu'à voir la jeunesse des participants.


La beauté des indonésiennes se découvre chaque jour.


Ça s'est terminé d'une façon que je n'aime pas trop, quand on invite les spectateurs à danser. Dans ce cas-là il faut braver sa timidité et jouer le jeu, c'était plutôt rigolo. Me voilà en train de danser (ou plutôt gesticuler) avec les danseurs et danseuses et quelques chinois, ceux-ci étaient vraiment sympas. Ça s'est terminé par la traditionnelle séance photo. J'ai passé un très agréable moment.

 Vous verrez passer un drone sur la vidéo, c'est les chinois qui filmaient...

 

 

Pendant tout mon séjour, dans le jardin de l'hôtel au bord du lac, j'entendais le chant mélodieux d'un oiseau sans arriver à le voir, j'étais frustré. C'est une réceptionniste qui me l'a montré le dernier jour. Un petit oiseau habillé de vert, de jaune et de rouge. Que la nature est belle !


J'ai eu de la peine à quitter le lac Toba ! C'est beau, calme, reposant, culturel, sympa et j'en passe. Je suis resté cinq jours parce que j'avais le temps, j'étais super bien logé, il a fait beau, la nature est belle, les bataks sont formidables. C'est l'un de mes lacs habités préférés dans le monde.

 

La vallée d'Harau.

J'ai voyagé 17 heures en bus de nuit avec des indonésiens qui fumaient clopes sur clopes à l'intérieur, sur des routes de montagnes avec des centaines de virages. Infernal ! J'ai enchaîné avec plus d'une heure dans un minivan pourri pour enfin finir mon périple dans un becak (le side-car indonésien) qui m'a amené jusqu'à la Vallée d'Harau. Ouf ! Sumatra c'est une aventure.

C'était la fin de la saison des pluies à Sumatra, et de la pluie j'en ai eue, pas des pluies torrentielles mais des averses régulières. J'étais encore une fois bien hébergé chez l'habitant dans un beau bungalow au fond du jardin, avec une salle de bain extérieure. Pour aller aux toilettes, sous la pluie, il faut se munir d'un parapluie. Je me suis amusé (quand il ne pleuvait pas) à me mettre en scène pour vous montrer la cocasserie de la situation ! J'ai réellement utilisé le parapluie deux fois le matin. Sumatra c'est une aventure.

Je ne connaissais pas la Vallée d'Harau. C'est une destination immanquable à Sumatra. Une anecdote pour commencer. 

En me promenant à pied dans la vallée un matin, je traverse un hameau, un homme étalait du riz sur une bâche pour le faire sécher. Il était tout juste dix heures mais il était déjà assommé de fatigue le pauvre. Il a posé son râteau artisanal en bois et se reposait. Un repos bien mérité. 

Pendant ce temps-là sa femme changeait la couleur de la maison...

La vallée d'Harau est merveilleuse !

Elle est encaissée à l'intérieur de formations rocheuses en granit, formant un canyon, pouvant atteindre cinq cents mètres de haut. Une fois traversé le canyon, je débouche sur une grande plaine. Incroyable ! Tout de suite je suis happé par ce décor d'une beauté surnaturelle.

Les falaises abruptes offrent un spectacle enchanteur jusqu'au fond de la vallée avec des palmiers en toile de fond des rizières.

Harau est une vallée fertile entièrement consacrée à la culture du riz. Les rizières sont magnifiques ! 

Ici les maisons traditionnelles sont différentes de celles de Toba, impressionnantes aussi mais je les aime moins.

Deux toitures sont superposées ce qui donne quatre flèches pointées vers le ciel avec des terminaisons sculptées en zinc.

Dans les rizières, c'est du plus bel effet.

C'était la période de la fin du labourage et du début du repiquage des semis. Les hommes passent le motoculteur une dernière fois avant le repiquage.

 
 

 

Cela fait, les hommes laissent la place aux femmes. 

Les femmes s'enfoncent dans la fange parfois jusqu'à la taille, ça dépend de la profondeur de la parcelle. Un mélange de terre et d'eau qui colle au corps, une fois dedans il est difficile de s'en extraire. Parce que quelques parcelles sont trop profondes pour passer le motoculteur, les femmes égalisent le terrain pour éliminer les mottes de terre restantes à l'aide d'un rateau artisanal en bois. 

Le décor est majestueux mais les femmes sortent de là dans un sale état. Mais c'est leur travail, c'est comme ça.

Le repiquage des semis peut commencer. On voit bien les semis en mottes prêts à l'emploi. 


 
Elles pataugent pieds nus dans la fange, courbées toute la journée, coiffées de leurs chapeaux chinois avec interdiction de retirer leur satané hidjab. Rien ne les arrête, ni la pluie, ni le soleil ardent, ni les règles strictes de l'islam.

 
Comme à mon habitude, je n'hésite pas à aller à leur rencontre en marchant sur les diguettes étroites, en équilibre, manquant de tomber dans les rizières, ça les fait rire. Elles sont d'une grande gentillesse, même en travaillant elles ont le sourire et arrivent à blaguer. A Sumatra, tout le monde dit bonjour et tout le monde sourit. Ils ont un savoir vivre épatant ! Ici vit l'ethnie Minangkabau.
 
 
Les femmes font leur part dans les rizières, les taches sont ainsi réparties, c'est leur organisation, c'est donc forcément la meilleure, sinon ils la changeraient. Ce dur labeur du repiquage ne dure pas toute l'année, mais pendant deux à trois semaines, le temps de repiquer ces vastes étendues, et cela trois fois par an. Trois mois plus tard viendra le temps des récoltes effectuées cette fois majoritairement par les hommes. Le résultat se retrouve sur les marchés et dans les assiettes, alors quand on mange du riz, il faut penser à la somme de travail que ça représente.
 

En voyageant, je suis le témoin des énormes différences culturelles et d'organisation de la société entre les peuples, entre les religions que tout oppose, entre les rapports hommes/femmes. Toute la richesse du monde est là, dans la différence. Jamais je ne juge dans la mesure où il n'y a pas d'injustice ni de violence. 

J'ai eu un énooorme coup de coeur pour la Vallée d'Harau. Il y a longtemps que je n'avais rien vu d'aussi beau et d'intéressant à découvrir sociologiquement. Un dernier coup d’œil avant de quitter cet endroit magique !


 

Le lac Maninjau.

Ici aussi vivent les Minangkabaus, une ethnie matriarcale où les femmes possèdent les terres et les biens immobiliers qui se transmettent de mères à filles. Celles-ci demandent la main des garçons pour le mariage, le mari s'installe dans la famille de sa femme, les enfants prennent le nom de la mère, ce n'est pas le père qui élève les garçons mais les oncles. Quelles drôles de mœurs ! 

 
Une éruption volcanique il y a 52000 ans est à l'origine du lac Maninjau au fond d'une caldeira de 20km de long sur 5km de large à 460m d'altitude.
 
 
La pisciculture est très développée sur le lac et des hommes pêchent aussi dans leurs petites barques en bois sur la surface lisse du lac.

La deuxième grosse activité c'est ici aussi la culture du riz. On peut voir ci-dessous les deux principales activités sur et au bord du lac.
 

La région est d'une grande beauté. C'est encore en scooter que j'ai fait le tour du lac, pénétrant dans les rizières, traversant les villages aux toits en tôles rouillées.


Je n'ai pas compté le nombre de mosquées tellement il y en a. Les Minangkabaus, musulmans à 99 %, sont très fervents, très pratiquants, hommes et femmes. Les mosquées sont mixtes.

Les rizières donnant sur le lac sont d'une beauté à couper le souffle ! 

Les milliers de cocotiers ajoutent à la magie de Maninjau. Si le lac est bleu, les alentours sont d'un vert lumineux !


J'ai vu des rizières à différents stades, certaines tout juste repiquées, d'autres au moment de la récolte. Les épis coupés sont rassemblés en tas par les hommes pour le battage qui va suivre.
 
 

Les machines sont des pièces de musée ! Aussi bien les batteuses que les vanneuses. Le vannage sert à séparer le riz de ses impuretés. Une fois vanné, il est mis en sacs sur place.

La vidéo ci-dessous montre les deux étapes successives correspondant aux photos que sont le battage et le vannage du riz que j'ai vus côte à côte dans une rizière. 


 

Au lac Maninjau la nature est parfaite et l'osmose entre l'environnement et l'activité humaine est palpable. Ils ne font qu'un et c'est trop beau !

Une ode à la beauté et à la grâce. Inoubliable ! 

Fin du voyage à Sumatra. Une autre dimension !

Mon parcours

 

Prochaine destination : la Papouasie ! 

 



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